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Le passage très médiatisé de l’ambassadrice des Etats-Unis aux Nations Unies ne change rien aux déclarations incendiaires, aux répliques sur la souveraineté Congolaise mais surtout ne changera rien aux langages diplomatiques codés dans une compréhension de dualisme. Le rassemblement de l'opposition persiste sur son délai du 31 décembre 2017 et les élections sans le président Kabila. La majorité présidentielle clame que ce n'est pas à l'ambassadrice américaine de fixer la date des élections en RDC, la CENI se dit indépendante ; aussi face à la communauté internationale…bref, avant Nikki Haley égal après Nikki Halley mais, avec une petite brèche des « non dits ».

C'est ce qui est caché au grand public et non déclaré à la presse qui sera certainement appliqué. Il est encore difficilement identifiable, dans cette saga de déclarations politiques après le passage de l'ambassadrice des Etats-Unis aux Nations-Unies en RDC.

Le premier d’entre tous à rejeter les propos de l’ambassadrice Américaine préconisant les élections en 2018, c'est l'opposant Claudel Lubaya de l'UDA qui a fait une projection de la politique économique congolaise et du leadership américain dans une symbiose ou microcosme mondial.

Ensuite, c'est le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante ,Corneille Nangaa qui a recadré les propos de Nikki Haley en précisant que sa commission est indépendante en RDC et aussi de la communauté internationale. On peut ajouter « subjectivement » à son propos qu'il ne peut se faire dicter un plan des élections par une ambassadrice américaine.

Samedi, un jour après sa rencontre avec Nikki Haley, Pierre Lumbi a dit d'un ton ferme que les élections se tiendront après 2017 sans le président Kabila. Le sage du rassemblement de l'opposition n'avait pas à dire oui ou non sur un point de vue ,précisons bien « un point de vue » du gouvernement Américain.

Entre ceux qui attendent d'ici deux mois la sortie du calendrier électoral , comme Eve Bazaba du MLC qui propose même une réunion « Dialogue » avec la CENI pour réduire les 504 jours de Corneille Nangaa en près de 200 jours, et ceux qui s' inscrivent dans le miracle de l'arrivée inattendue de Vital Kamerhe de l'UNC dans une nouvelle coalition avec le Rassop ,donc entre eux et la majorité présidentielle qui va jouer aux tacles du réalisme congolais ou rien n'est à l'heure H, ni au moment M précis, le match se joue toujours. L'après Nikki Halley est donc dans les « non-dits. »

Ce qui n'a pas été dit en public ces derniers jour, qui pourra surgir dans l'inconnu des désordres à craindre dès janvier 2018, sera la suite imposable à tous, dans un chemin balisé par la diplomatie congolaise qui semble avoir reprit du poil de la bête .