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Portugal / Espagne (3-3) - Cristiano Ronaldo débute son Mondial par un one-man-show

Babacar Diarra 16, Juin, 2018

COUPE DU MONDE - D'un triplé spectaculaire, le quintuple Ballon d'Or portugais a parfaitement lancé sa quatrième participation à la Coupe du monde. Face à la Roja, Cristiano Ronaldo a rassuré les éventuels indécis concernant sa forme à l'abord de ce qui peut être sa dernière tentative dans l'obtention du titre mondial.

On s'y est habitués depuis 2009 et son arrivée en Liga, CR7 a l'habitude d'aligner les buts sur les pelouses espagnoles (311). Mais jusqu'à ce vendredi 15 juin, la sélection espagnole lui avait toujours résisté en quatre oppositions. Cette sorte de malédiction a pris fin au stade olympique de Sotchi où l'attaquant de 33 ans a forcé la digue avec autorité pour marquer de son empreinte le derby ibérique. Son triplé a offert un point au Portugal tout en lui permettant sur un plan personnel de doubler son compteur de buts en Coupe du Monde (6 buts). Jamais il n'avait marqué plus d'une fois jusqu'alors.

En restant mutique face à Liverpool lors de la dernière finale de Ligue des Champions, Ronaldo avait d'ailleurs presque suscité de l'inquiétude quant à sa forme à l'abord du Mondial. Il est vrai qu'entre temps les 75 minutes disputées lors de son unique match de préparation disputé face à l'Algérie ne lui avaient pas permis de se rassurer statistiquement. Et les derniers échos le concernant au coup d'envoi du duel face à la Roja n'avaient aucun rapport avec l'aspect sportif. La presse espagnole faisait les gros titres sur son nom en faisant état d'un accord à huit chiffres avec le fisc espagnol censé mettre fin à ses accusations de fraude fiscale.

" Je suis enchanté qu'il soit Portugais"

Très proche de son capitaine, Fernando Santos a une nouvelle loué l'attitude de leader Ronaldo. "Il a une qualité technique incroyable, une très bonne forme physique, mais aussi une mentalité très solide. C'est un joueur très robuste parce que quand nous étions menés 3-2, il a guidé l'équipe et il a une grande confiance en lui-même", a souligné le sélectionneur du Portugal.

"C'est inné et c'est le fruit de son développement personnel, il joue dans une grande équipe (le Real Madrid) et il dispute beaucoup de finales. C'est vraiment fabuleux d'avoir un joueur comme lui et pour la sélection portugaise c'est merveilleux. Je suis enchanté qu'il soit Portugais. (...) C'est le meilleur du monde et s'il dispute aussi le Mondial au Qatar (en 2022) il y marquera sans doute aussi."

Un grand Ronaldo, mais un Ronaldo seul

Sauf qu'il en faut plus pour perturber les grands joueurs. Ceux-ci ne doutent jamais dans les grands rendez-vous. CR7 a eu besoin de quatre minutes pour le prouver en transformant un penalty qu'il avait lui-même provoqué dans les pieds de Nacho Fernandez, son coéquipier au Real Madrid. S'il doit son deuxième but à une énorme bévue de David De Gea, son coup franc égalisateur n'a offert qu'une preuve supplémentaire de l'étendue de son talent. Le numéro 7 portugais a porté son équipe et c'est presque un souci.

En louant le collectif face aux médias en fin de match, - "Notre équipe s'est dévouée et elle se battra jusqu'au bout" - le capitaine lusitanien a fait preuve de politesse vis-à-vis de ses camarades. A ses côtés en attaque, Gonçalo Guedes a vendangé de multiples situations de contre-attaque ultra-favorables avant de céder place à un André Silva transparent. Sur les ailes, Bernardo Silva et Bruno Fernandes ont eux manqué de percussion pour faire de l'animation portugaise un atout susceptible de bousculer la possession largement en faveur des Espagnols. Cette entrée en matière portugaise n'a pas véritablement dévoilé de lieutenant ou d'Eder-bis au sein de cette sélection. Heureusement, Cristiano Ronaldo a assumé seul son statut de patron mais s'ils veulent aller loin il ne faut pas que ses partenaires se reposent sur ses lauriers.

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